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2010-04-20T08:54:00+02:00

Journée Nationale de la Non Violence Educative du 30 avril 2010

Publié par nathalie

Je voudrais vous partager cet article écrit par une étudiante du Centre d'Etudes Périnatales de la 8e Mère-Veille, qui me tient à coeur :

 

A l'occasion  de la Journée Nationale 

de la Non Violence Educative du 30 avril 2010

 

            Cette journée sur la NON VIOLENCE EDUCATIVE organisée chaque année dans plusieurs villes de France nous permet à tous de connaître d'autres alternatives éducatives sans fessées, ni punitions à travers diverses animations dans les rues, les parcs et les grandes places des villes.

 

            Peut-être que certains parents  ne connaissent pas encore ces alternatives et veulent en savoir un peu plus sur ce sujet si important!.

 

            Il faut savoir que nombre d'entre-nous ont déjà subi ce qu'on appelle la Violence Educative Ordinaire, c'est-à-dire, avoir déjà reçu des fessées, des tapes, des gifles.... qui sont soit-disant pour notre bien, pour le bien de nos enfants. Parce que nos parents voulaient le meilleur pour nous, parce que les parents sont pris constamment dans un engrenage éducatif, cette maltraitance est révélée bénéfique sur l'éducation des enfants... mais à quel prix!!!

 

            Cependant,  Alice Miller et Olivier Maurel ont un tout autre discours. Ils nous amènent à s'interroger sur la valeur éducative d’une fessée et la première chose qu’un enfant apprend quand il est frappé, c’est à frapper et notamment à frapper les êtres plus petits et plus faibles que lui. Aussi quand on est plus fort, on peut user de la violence pour se faire obéir. Voilà le message que retient l’enfant. Pourtant, aujourd’hui, c’est une vision des rapports humains que certains parents ne veulent plus transmettre à leurs enfants trop souvent considérée dans notre société comme normale.

            Nombreuses études ont été faites sur le développement du cerveau de l'enfant et nous savons désormais qu'il se structure pendant ces 4 premières années de la vie. Il ne faut en aucun cas apprendre à l'enfant la violence car elle sera enregistrée à jamais dans son corps et plus tard l'amènera à son tour à devenir violent.

 Nous pouvons éviter à nos enfants, dès nourrisson, d'avoir des comportements violents et autodestructeurs.  Aujourd'hui, grâce aux nombreux moyens de communication, l'information est très accessible à tous et pour cela il est important d'ouvrir les yeux sur la réalité et de continuer à lutter contre ce grand problème de société tous ensemble.

Je tenais à vous faire part de cet article diffusé dans un tract écrit par Alice Miller, psychothérapeute et écrivaine qui a l'aide de ses livres, articles, tracts, interviews, nous montre que  « la maltraitance des enfants produit non seulement des enfants malheureux et perturbés, des adolescents destructeurs et des parents maltraitants, mais aussi une société perturbée qui fonctionne si souvent d'une façon extrêmement irrationnelle ».

Par Alice Miller

Il n'y a pas de "bonne fessée" !

Pourquoi les fessées, les gifles et même des coups apparemment anodins comme les tapes sur les mains d'un bébé sont-elles dangereuses ?

1. Elles lui enseignent la violence, par l'exemple qu'elles en donnent.

2. Elles détruisent la certitude sans faille d'être aimé dont le bébé a besoin.

3. Elles créent une angoisse : celle de l´attente de la prochaine rupture.

4. Elles sont porteuses d'un mensonge : elles prétendent être éducatives alors qu'en réalité elles servent aux parents à se débarrasser de leur colère et que, s'ils frappent, c'est parce qu'ils ont été frappés enfants.

5. Elles incitent à la colère et à un désir de vengeance qui restent refoulés et qui s'exprimeront plus tard.

6. Elles programment l'enfant à accepter des arguments illogiques ( je te fais mal pour ton bien) et les impriment dans son corps.

7. Elles détruisent la sensibilité et la compassion envers les autres et envers soi-même et limitent ainsi les capacités de connaissance.

Quelles leçons le bébé retient-il des fessées et d'autres coups?

1. Que l'enfant ne mérite pas le respect.

2. Que l'on peut apprendre le bien au moyen d'une punition (ce qui est faux, en réalité, les punitions n'apprennent l'enfant qu'à vouloir lui-même punir).

3. Qu'il ne faut pas sentir la souffrance, qu'il faut l'ignorer, ce qui est dangereux pour le système immunitaire.

4. Que la violence fait partie de l'amour (leçon qui incite à la perversion).

5. Que la négation des émotions est salutaire (mais c'est le corps qui paie le prix pour cette erreur, souvent beaucoup plus tard).

6. Qu'il ne faut pas se défendre avant l'âge adulte.

C'est le corps qui garde en mémoire toutes les traces nocives des supposées "bonnes fessées".

Comment se libère-t-on de la colère refoulée?

Dans l'enfance et l'adolescence :

1. On se moque des plus faibles.

2. On frappe ses copains et copines.

3. On humilie les filles.

4. On agresse les enseignants.

5. On vit les émotions interdites devant la télé ou les jeux vidéo en s'identifiant aux héros violents. (Les enfants jamais battus s'intéressent moins aux films cruels et ne produiront pas de films atroces, une fois devenus adultes).

A l'âge adulte :

1. On perpétue soi-même la fessée, apparemment comme un moyen éducatif efficace, sans se rendre compte qu'en vérité on se venge de sa propre souffrance sur la prochaine génération.

2. On refuse (ou on n'est pas capable) de comprendre les relations entre la violence subie jadis et celle répétée activement aujourd'hui. On entretient ainsi l'ignorance de la société.

3. On s'engage dans les activités qui exigent de la violence.

         4. On se laisse influencer facilement par les discours des politiciens qui désignent des boucs émissaires à la violence qu'on a emmagasinée et dont on peut se débarrasser enfin sans être puni: races " impures ", ethnies à " nettoyer ", minorités sociales méprisées.

         5. Parce qu'on a obéi à la violence enfant, on est prêt à obéir à n'importe quelle autorité qui rappelle l'autorité des parents, comme les Allemands ont obéi à Hitler, les Russes à Staline, les Serbes à Milosevic.

Inversement, on peut prendre conscience du refoulement, essayer de comprendre comment la violence se transmet de parents à l'enfant et cesser de frapper les enfants quel que soit leur âge. On peut le faire (beaucoup y ont réussi) aussitôt qu'on a compris que les seules vraies raisons de donner des coups "éducatifs" se cachent dans l'histoire refoulée des parents.

www.alice-miller.com
© 2010 Alice Miller

 

Jessica Mathy – Chroniqueuse et étudiante française au CEP - formation  Accompagnante Postnatale.

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