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2010-05-18T22:31:00+02:00

l'école et son fonctionnement !

Publié par nathalie

Pour continuer notre réflexion sur le fonctionnement de l'école voici un petit texte nous rappelant les origines de l'école publique :

Horreur ! Les écoles fonctionnent peut-être exactement comme prévu.


mardi 18 mai 2010 par Jsf

(Source : School-survival, par Sheldon Richman, 2006, trad. jsf)


La plupart des gens de nos jours sont convaincus que les écoles publiques vont mal. Le mécontentement envers l’éducation publique atteint des records. Mais les écoles publiques échouent-elles vraiment ? Cela dépend de ce pour quoi elles ont été construites à l’origine.

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Dans un sens profond, les écoles publiques ne sont pas une institution américaine. Elles furent modelées sur le système éducatif public de la Prusse autoritariste du début du XIXe siècle. Après la défaite de la Prusse par Napoléon en 1807, le Roi Frederic William III a renforcé le système éducatif national fondé en 1717. Les enfants de sept à quatorze ans devaient aller à l’école, et pour les parents qui ne se conformaient pas, on retirait leurs enfants.

Les écoles privées ne pouvaient exister que si elles répondaient aux normes du gouvernement. Les enseignants devaient être certifiés, et des examens à la fin de l’école secondaire étaient nécessaire pour les professions libérales et la fonction publique. Les écoles imposaient une langue officielle, au préjudice des groupes ethniques vivant en Prusse. Le but du système était d’inculquer le nationalisme dans une Prusse démoralisée et d’entrainer les jeunes hommes à l’armée et la bureaucratie. Comme l’a dit le philosophe allemand Johann Fichte, une influence majeure de ce système, "Les écoles doivent modeler la personne, et la modeler de telle façon qu’elle ne puisse rien vouloir d’autre que ce que vous voulez vous."

Quel rapport avec les Etats-Unis ? Dès le début de notre histoire, l’éducation était principalement une activité privée, libérale — il n’y avait pas de lois de fréquentation obligatoire, pas de taxes scolaires. Ce système a produit les personnes les plus cultivées, indépendantes de pensée, et autonomes de l’histoire.

Tout le monde n’était pas satisfait de la manière américaine de faire les choses. Selon John Taylor Gatto, Enseignant de l’État de New York de l’année en 1991 :

Un petit nombre de chefs idéologiques américains passionnément engagés ont visité la Prusse durant la première partie du XIXe siècle ; sont tombés amoureux de l’ordre, de l’obéissance et de l’efficacité du système éducatif ; et ont par la suite fait campagne sans relâche pour introduire sur nos terres la vision prussienne.

Ils ont finalement réussi au début du XXe siècle.

De même que le système prussien devait unifier l’Allemagne, le but des éducateurs américains était de réduire les sous-cultures disparates qui composaient le pays durant cette période à une seule culture nationale. (Les immigrants catholiques étaient une cible de premier plan.) "Pour ce faire," écrit Gatto, "les enfants devaient être retirés de leurs parents et des influences culturelles inappropriées."


Le programme d’étude de l’école publique moderne vient tout droit du système prussien. Gatto dit que les éducationistes américains ont importé trois idées majeures de Prusse. La première était que le but de l’école publique n’est pas le développement intellectuel mais le conditionnement des enfants à "l’obéissance, la soumission et la vie collective." La seconde était que diviser des idées dans leur ensemble en "sujets" fragmentés, et répartir les jours d’écoles en périodes fixes "afin que la motivation personnelle à apprendre soit adoucie par d’innombrables interruptions." La troisième était de donner à l’État le rôle des parents et de les remplacer.

Au fil des ans, les bureaucrates de l’éducation en Amérique se sont engoués de différentes lubies, mais elles n’étaient que des variations du même thème : Les écoles publiques sont destinées à créer de "bons citoyens" complaisants — pas des penseurs indépendants — parce que les chefs politiques n’aiment pas les gens créatifs qui posent trop de questions. Ils préfèrent des citoyens qui payent leurs impôts à temps et les laisse tranquillement diriger la nation. La croissance du pouvoir gouvernemental depuis l’avènement des écoles publiques est difficile à ignorer.

Ainsi, à en juger de leurs buts, comment se portent aujourd’hui les écoles publiques ?

Vraiment pas mal. Contrairement aux écoles privées de nos ancêtres, les écoles publiques produisent des citoyens qui attendent que le gouvernement prenne les décisions importantes à leur place — s’il faut aider les pauvres, quels médicaments prendre, comment recevoir une éducation — et résoudre les problèmes de la société.

En d’autres termes, les écoles publiques fonctionnent très bien. Si nous n’aimons pas ce qu’elles font, alors nous devons jeter à la poubelle le système prussien et progresser vers une éducation fondée sur les principes américains de libéralisme et de liberté individuelle. Une simple réforme ne suffit pas. Nous devons séparer l’école de l’État. C’est le seul moyen sûr de relancer l’éducation, les familles et l’esprit américain.

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Jsf : L’université ne peut pas produire des hommes complets... petit clin d’oeil dans le film initiatique Mr Brooks

Mr. Richman est rédacteur en chef de l’Institut Cato à Washington, D.C., et auteur de Separating School & State : How To Liberate America’s Families [NdT : Séparer l’École & l’État : Comment Libérer les Familles Américaines], publié par la fondation The Future of Freedom. Cet article est paru initialement dans The Detroit News et The Orange County Register.

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