En tant que psychiatre sociale, j’examine la société un peu comme un médecin examine un patient. L’un des maux les plus troublants que je rencontre est notre système scolaire, qui – sans jamais s’en rendre compte – nuit à la majorité de nos élèves.
D’un point de vue psychiatrique, nos caractéristiques mentales primordiales comprennent les émotions, le jugement, le sens des priorités, l’empathie, la conscience, les relations interpersonnelles, l’estime de soi, l’identité, l’indépendance, la capacité de se concentrer, et un certain nombre de fonctions du cerveau dans son ensemble qui défient toute description. Je vais placer toutes ces caractéristiques sous l’expression ’pleine conscience’ [NdT : ’mindfulness’]. Le niveau de compréhension en lecture, les facultés en mathématiques, les scores aux tests standardisés ont une place bien moins haute dans la liste des priorités.
Forcer les gens à apprendre n’a aucune valeur, et est extrêmement dangereux. Les devoirs, les notes, le travail inutile, et la compétition sont au cœur des problèmes qui affligent nos écoles. La motivation à apprendre doit venir de l’intérieur de l’élève. Nous devenons souvent si préoccupé par répondre aux demandes des autres que nous perdons le lien avec ce que nous ressentons et ce que nous sommes. J’ai rencontré et travaillé avec de très nombreuses personnes qui sont intellectuellement bien développées, mais qui ont perdu tout contact avec leur moi intérieur.
Comme les enfants, tout le monde est curieux et avide d’apprendre. Avant de fréquenter l’école et d’être soumis à ce processus de coercition, les enfants parviennent à apprendre une langue complexe (dans les familles bilingues, deux langues) et une quantité abondante de choses sur leur environnement. Il n’y a pas de raison à ce qu’un tel apprentissage ne continue pas sans les effets négatifs de l’institutionnalisation rigide et des notes normalisées des devoirs, qui semblent constituer la base de l’éducation moderne. Plutôt que d’entraver la croissance de nos enfants, nous devons fournir un environnement qui les nourrira, et facilitera l’apprentissage continu,l’école véritable machine de soumission par la note ,avec devoir et récompense maître et élève ,il faut donner l’amour de la connaissance et non plus la peur de ne pas savoir ,la peur deviendra la première nature de nos têtes blondes en grandissant formathé (laicité) à obéir au système dominant ,il accepteront plus facilement l’esclavage moderne trop fière d’exhiber leur diplôme comme un trophée si durement gagné mais au pris de la perte de leur innocence et de ce don fabuleux l’inée et l’intuition.